Si Malheureusement Communs

JE
LES
VOMIS.

Cette nuée humaine de moucherons qui essaient d’être originaux, en vain. Ils essaient de l’être sans l’être réellement. Ils passeront leur vie à essayer, avec des masques, des postures, des airs décalés. Leur sempiternelle poudre aux yeux. Ils ne trouvent rien de mieux pour sortir du lot qu’une exhibition saugrenue et bien souvent disgracieuse de leur physique orné de peintures superficielles, de babioles qui ne valent pas plus qu’eux. Du toc. Des breloques vivantes. Qui ne méritent pas plus que de finir sur un étal de vide grenier, à côté de vaisselle en plastique et de cendriers fêlés. Ils sont prédigérés. Ils sont dégoûtants. Suppurants de mensonges et de faux intérêts. Leurs vitrines granguignolesques ne dénoncent rien de plus que ce qu’ils sont dedans : des moitiés d’individus qui crient à l’humanité qu’ils aimeraient exister alors qu’ils n’en ont pas les moyens, tant l’intérieur est creux... C’est criant de petitesse.
C’est
Juste
Dégueulasse.
Un exemple ? Des noms ? Juste un, alors. Juste un, pour le plaisir et pour me détendre un peu : TRESPASS. Autre chose à rajouter derrière ce nom de « groupe de musique » ? Usurpateurs, ridicules, pantins inutiles et communs. Si malheureusement communs…